
« CroiZades » (jusqu’au trognon)
MER 24 JUIN | 19h | THEÂTRE 145 - 145 cours Berriat / Grenoble
Texte de Sandrine ROCHE
Durée : 2H sans entracte
Avec « CroiZades » , Sandrine Roche provoque une secousse des mots et des êtres. Elle libère humiliations et traumas afin de favoriser l'émergence de changements politiques et sociaux radicaux.
Une croisade par le verbe, arme protéiforme comme les quatre tableaux composant ce texte : l'ignorance, la possibilité de la croyance, l'expérience de la foi et l'adoration du diable. L'on y discute d'une fameuse pomme originelle, source de nombreuses dissensions et qui pourtant nous lie. L'on y rencontre un personnage déformé par un environnement harassant - le nôtre? - qui se mue en « hérote » et prendra la tête de la bataille. Dans un combat déséquilibré mais
nécessaire, il s'agit ici d'affronter le réel et les croyances auxquelles nous nous accrochons à mesure qu'elles sont ébranlées.
Porté par une langue aux accents insurrectionnels, affirmant la puissance libératrice des mots contre l'aliénation des chiffres, ce texte ludique, jouissif et libérateur bouscule nos schémas de pensée et appelle à faire communauté autrement. C’est dans cette optique que la classe d’Art dramatique s’associe à celle de Chant lyrique afin de porter une exploration de la voix sous toutes ses formes.

Willy Protagoras enfermé dans les toilettes
SAM 13 JUIN | 19h | THEÂTRE 145 / 145 cours Berriat - Grenoble
Certains lieux deviennent des refuges. Des espaces modestes, presque insignifiants, mais d’une
importance vitale. Pour Willy Protagoras, ce lieu sacré n’est autre que… les toilettes. Dans ce huis clos audacieux et percutant, le jeune homme se retranche, à l’écart du tumulte familial, déterminé à
opposer silence et résistance à un environnement qui l’étouffe. Ce geste interroge : s’agit-il d’un acte de rébellion, d’une échappatoire ou d’un geste poétique contre l’ordre établi ? À travers ce texte de jeunesse, Wajdi Mouawad propose un manifeste contre l’enfermement et le repli. Et plus largement, une parabole géopolitique, interrogant les notions de territoire et d’accueil. Se retrouve ici la source d’une voix insoumise qui annonçait déjà les fondements du théâtre de Wajdi Mouawad : un théâtre où la cellule familiale devient un terrain de confrontation dans une échelle plus large. Où la parole, même confinée, cherche à briser les murs.winder en 1963. Une soirée qui fera revivre les sonorités soul-jazz des années 1960.